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    June 14

    Lecture

     
    Lire un roman au lit, juste dans une suspension de temps entre la première page, et la dernière. Un de ces romans à l’écriture subjective. Personnages paumés qui errent dans l’incongruenscence du monde. Hommes qui épousent des femmes pour lutter contre un certain désarroi à être au monde, mais qui dans leur tête, les soupèsent et les jugent. Tout ce qu’il peut y avoir de chaotique et d’indéfini dans l’esprit d’un homme. Le décalage entre ce qu’une personne peut dire, et ce qu’elle peut penser. Des femmes qui attendent, et qui regardent, regardent, regardent…[pendant des heures, un corps d’homme nu, qui dort]
    Je renoue avec cette énorme parenthèse de temps propre à mon enfance et mon adolescence. Tous ces livres, la grande  torpeur chaude des après midi consommées  à déchiffrer, imaginer, anticiper, dévorer, trépigner d’impatience, m’imprégner de ces millions de ligne de caractères imprimés.
    Voyage de l’écriture, en soi même, et ailleurs en même temps.
    Vietnam, Finlande, déserts de l’Afrique du nord, Angleterre Italie, Etats-Unis, pays que je ne foulerais probablement pas tous, mais aperçus dans mes chers livres.
    Je me souviens de ce précieux temps de respiration et de vie au milieu d’un vaste océan d’ennui et de tortures diverses : le monde scolaire.
    May 25

    un de ces dimanches...

     
    Tout ce qui me coule, m’échappe, me flotte, me glisse, m’échappe.
    Une vie ondoyante, fluide, insaisissable. Au plein milieu de cette réalité qui galope vers un plus tard légèrement délirant.
     
    Mes humeurs, mes peurs, mes égoïsmes. Ce que je crois que je vaux, et qui n’est rien (ou si peu).
     
    Ces moments de pierre, ou je ne ressens plus rien. Ou alors je les hais tous. A leur retourner les tripes de mes mains. A les néantiser, les abstraire (cet exercice mental qui consiste à nier les corps dans une pièce, refuser de les voir, de les sentir, de les écouter). Elle sert à quoi cette haine ?
     
    Des jours ou des heures plus tard 3 petites filles au milieu de la foule des portes ouvertes aux frigos. Elles se racontent leur vie. S’échangent  leurs ages. Comptent les maisons de leurs proches. Et elles sont belles, d’une naïveté, d’une grâce et d’une profondeur qui n’est pas donnée à tous le monde.
    Il me prend alors une drôle de tendresse, un peu chaude, un peu ridicule pendant que je m’emplis les yeux et les oreilles de ce spectacle.
    April 16

    paix

     
    J’aime ces moments de la fin de journée à Glacière. Ce petit créneau, entre 17 et 18h.
    L’atelier s’est vidé, les bruyants, les agités, les brasseurs d’air ou d’idée on quitté les lieux.
    Il reste quelques âmes (perdues ?) qui goûtent la solitude et peignent en silence.
     
    Depuis le début de l’après midi, j’avais lutté avec les formes et les couleurs. Plusieurs fois recommencé, sans trouver. Rien n’obéit. Petits désespoirs. Je peux alors comprendre les peintres qui envisagent de se tuer pour la couleur (ou la ligne) qui échappe.
     
    Et puis sur le tard, lorsque le silence s’installe et que le jour décroît, tout ce débloque, coule glisse, tellement naturellement ! Il y a ce pinceau, que je laisse aller, et qui trouve des solutions à presque tous les problèmes sur lesquels il avait buté.
    Une grande paix habille tout. Cela rend l’âme aussi légère qu’un ballon, en même temps très lourde (de tout ce qu’elle porte). Et puis cette sensation, comme si j’avais réussi à accéder à quelque chose qui serais au-delà de mon monde ordinaire, une réalité cachée. Un espace sans peur ni angoisse, ou il suffirait d’être. Un endroit où tout est tellement évident et naturel.

    Sonnerie stridente. 18h. Il faut rincer les pinceaux, quitter les lieux.
     
    Plonger dans le capharnaüm des néons, des bruits, des images.
    Reprendre pied des cette réalité bruissante trépidante et frénétique tandis que des lambeaux de paix s’effilochent et s’éparpillent entre un klaxon et un pot d’échappement.
     
    April 03

    ENSBA et compagnie...

     
    Je suis sélectionnée, et admise en 3ème année aux Beaux arts de Paris !!
     
    Maintenant que je suis familiarisée avec cette nouvelle, j’ai pourtant encore l’impulsion de regarder par-dessus mon épaule, histoire de vérifier si il n’y avait pas quelqu’un d’autre. Si dans le fond, ils ne se sont pas trompés de personne. Si c’est bien moi qu’ils veulent.
    Il m’arrive souvent de me demander si par hasard je n’usurperais pas la place de quelqu’un d’autre, qui serait lui, mieux assis sur mon siège, qui le remplirait mieux.
     
    Bien sur, je suis heureuse. Bien sur,  ça fait du bien à mon amour propre un peu malmené. Ça veut  dire que dans le fond, je dois bien valoir quelque chose.
     
    Mais il y a ce bordel de peurs, ces trucs qui tournent au dessus de moi comme des corbeaux bien pugnaces, déterminés à ne pas lâcher leur proie… L’impression qu’il faut toujours que j’empêche les gens de s’apercevoir que je ne suis pas aussi intelligente (douée, créative…etc.) qu’ils s’attendent à ce que je le soit.
    Le tintamarre de mes pensées qui ne ferment par leur gueule.
     
    Un jour, je parlais à quelqu’un de ça, de ces histoires de doutes. C’était un universitaire, quelqu’un d’assez  persuadé de sa science. Lorsque j’ai fini de parler, il m’a regardé d’un air entendu et il a dit : « traumatisme primordial » .
    D’accord, mais d’où ça vient ? Qu’est ce que c’est ? Est-ce que ça s’arrange un jour ? Est ce qu'il arrive un moment ou un être humain peut désormais dire qu'il est en paix? Est ce que je cesserais de toujours courir après quelque chose?
    March 15

    Parfois aussi, de la colère...

    Il y a des soirs ou en sortant de F. après mes 7h de standard,  j’ai le cerveau vide, l’intelligence moisie.
    Après avoir répété les même mots quelques centaines de fois, dans le meilleur des cas.
    M’être fait  traiter de conne, les jours fastes.  Un mec décidé à se passer les nerfs sur la première personne qui décroche. Un nombril du monde complètement scandalisé que l’inexistance de mes talents de médium ne m’aient pas permis de le reconnaître tout de suite, bien avant qu’il se soit présenté. Il a vidé son sac de conneries, j’ai encaissé les insultes sans répondre.
    Fatigue, usure nerveuse…
    Alors, incapacité à presque tout. Je suis juste bonne à écouter ma musique du fond de mon siège de métro, portant un regard vide et glissant sur le tunnel gris poussiéreux qui défile incommensurablement.
    Et puis autisme, tout ces gens, ces corps (avec ou sans âmes), je les abstrait, je les élude. Ils disparaissent,  car je ne veux ni ne peux leur porter attention. Je cherche juste le repos d’un grand silence rythmé par les cadences des roues sur les rails.
    J’étale mon sac a dos sur le siège d’à coté au cas ou il viendrais l’idée à quelqu’un de venir s’agglutiner sur moi.
    Et pourtant c’est presque toujours ce qui, fatalement arrive.
    Une bande de filles. Une qui nasille, et une qui hurle. Surenchères de paroles creuses et stupides que je ne peux faire autrement qu’entendre. Imposées malgré moi.
    Le concours est lancé, qui remportera la victoire ? La partie s’annonce serrée.
    Là, une espèce de colère irrationnelle, primaire et presque viscérale s’empare de moi.
    Comment font-elles pour n’avoir pas honte de leur diarrhée verbale. Comment ne pas se rendre compte de l’indécence qu’il y à se vider ainsi devant tout le monde une telle masse de bêtises ?
    March 04

    ...

    Il grêle sur Paris. Un rideau d’une intensité variable qui prétend nous isoler sous son ciel gris et entre ses rafales. Et pourtant ce morceau de ciel bleu lavande, au fond, semblable à tous ces petits espoirs minuscules qui ne daignent pas mourir…
    January 08

    Je pars pour l’Afrique demain matin

    Jusqu'à présent j’étais plutôt calme, mais à présent l’excitation propre aux voyages commence à monter.
    Après un premier vol, une longue escale à Tripoli,  et un second vol, j’atterrirais à Ouagadougou demain soir à 20h40.
     
    C’est un joli nom, Ouagadougou, gai et agréable à l’oreille. Une appellation rythmée et douce en bouche, comme une mélopée, une vieille chanson de nounou au teint sombre. Rien que par son nom, cette capitale m’envoie des ondes infiniment sympathiques.
    Mais le but de mon voyage tire plus vers le diminutif : Dano, un petit village au fin fond du Burkina Faso.
    J’en attends de fortes impressions,  des découvertes, des confrontations et l’ébranlement probable de mon petit égocentrisme, égoïste et nombriliste d’européenne dite privilégiée… Surtout j’espère ne pas en revenir pas tout à fait pareille à celle que j’étais en partant.
    March 28

    Ça doit être le printemps…

     
    Dans le métro, il y avait une fille inscrite en master avec moi qui avait l’air pensive et préoccupée, elle est passée sans me voir, et je ne l’ai pas interpellée, pas détournée de ce cheminement qui se faisait dans sa tête. Il me semble que parfois on a besoin de rester seul avec soi même.
     
                 ...

    Sur la ligne suivante, un garçon s’est autoproclamé mon chevalier servant, il a déclaré que j’avais « un très joli visage blanc de lune, une très belle lune, à embrasser et à aimer…. » avant de réclamer (question de vie ou de mort) mon numéro.
     
                 ...

    Une antillaise inconnue m’a saluée d’un jovial et chantant « Bonsoir mademoiselle » accompagné d’un cordial serrement de main, parce que j’étais assise a coté de ses amies déjà installées sur le banc de l’arrêt du bus boulevard saint Michel.
     
                 ...
     
     
    Et puis Michel Deguy élargisseur d’horizon poétique, invité à l’amphithéâtre Bachelard, un petit homme assez agé, avec ses partis pris et ses trous de mémoires, complétés par une belle ouverture d'esprit, pour qui le poète est celui qui passe en audition sa langue et les mots pour arriver à en faire jouir les autres jusqu'à un : « c’est beau ». Il s’agit de jouir du monde, parce que la poésie est une manière d’être auprès des choses, un parti pris des choses compte tenu des mots…Mais peut être surtout s’agit-il d’un rapport de pensée avec le sens des choses…
     
     
    Ce soir j'ai une certaine tendresse pour la population humaine...
     
    March 05

    Sous la belle lune d’hier soir…

    Une lune brillante, puissante, éclatante. Une lune qui délavait le ciel d’un gris bleuté et nimbait les nuages… Un homme a perdu sa mère dans un accident du véhicule qu’il conduisait. Et lorsqu’il a appelé l’assistance, sa voix était monocorde, complètement neutre, sans le moindre accent, comme si il était devenu un bloc de pierre et qu’il n’avait plus d’émotion à exprimer.
    Au même moment, il devait bien y’avoir quelque part, des amoureux qui s’embrassaient.
    February 11

    Chroniques du standard II

    Ce sont deux grandes amies qui passent autant que les horaires le leur permettent, les journées de travail ensemble, à jouer au rami avec des cartes faites maison et discuter. Seulement voila, hier elles se sont disputées, chacune a trouvé de quoi être désagréable et en avait sur la patate sans n’en avoir rien dit jusque là.
    Aujourd’hui, rouges et figées, elles se sont ignorées dans un climat tendu, tout en ayant si possibles l’air de rien. Répondre gaiement aux assurés. Parler légèrement à l’amoureux et aux copines qui opportunément téléphonent aujourd’hui. Parce que j’ai une vie moi, ou je n’ai pas besoin de toi, ma vieille…
    Seulement cet air de rien, il était là, comme une vieille façade lézardée qui cache mal ce qu’il y a derrière. Je sentais bien qu’elles étaient drôlement mal, toutes les deux. Avec, je suppose cette vilaine fierté qui vous tient les tripes et vous empêche de faire un geste vers l’autre, alors qu’il suffirait d’une petite chose pour tout dénouer et alléger le cœur.
    February 04

    doudou disparu

    Depuis hier après midi, est accrochée une petite affiche à la gare de bus de Saint Cloud. Une feuille blanche A4 sur laquelle sont maladroitement tracés  de l'écriture laborieuse et appliquée d'un jeune enfant, quelques mots: doudou disparu, un numéro de téléphone, et puis  le dessin du doudou fait par l'enfant. Une peluche ou un petit objet peu identifiable, mais de couleur jaune.
    ça m'a touchée, je me suis arrêtée pour la regarder, cette malhabile petite affiche.
    Il y a en ce moment un enfant dont peut être le monde s'écroule parce qu'il a perdu un noeud d'affection qui l'accompagnait depuis le début de sa petite vie.
    L'objet fétiche avec lequel sucer son pouce, celui qui est encore là au moment de s'endormir, alors que les parents se sont esquivés, laissant derrière eux une obscurité angoissante, celui qui est  revêtu d'une odeur à nulle autre pareille, le confident et le réconfort des petites et des grandes peines, et parfois le seul éléments de permanence dans ce monde des adultes si étonnant, effrayant et perturbant.
    Perdre un doudou, c'est presque comme perdre un amoureux, des années plus tard, c'est le cœur qui pince et le monde qui vacille, devient hostile et laid. Ce qu'on a perdu semble tellement irremplaçable que plus grand chose d'autre n'a de saveur ni d'intérêt.
    January 30

    tip tap

    Tip tap tip tap tip tap…
    Le bruit se rapprochait derrière moi, sur cette partie un peu sombre du boulevard. Un bruit bien affirmé de chaussures à hauts talons, sur lesquels devait se trouver juché une fille. Ce bruit me poursuivait et semblait avoir de très probables intentions de me doubler. Et là par simple caprice j’ai décidé de ne pas lui en laisser l’occasion. J’ai allongé mes jambes et ma foulée. Derrière ça s’accrochait, ça piétinait, de louables effort pour gagner du terrain auxquels je répondais par un accroissement de mon pas qui ne me coûtait pas vraiment d’effort. Et moi je m’amusais comme un enfant, la malice accrochée en sourire sur le visage…
    January 28

    J'existe encore, mais pas tellement ici

    Bien sur il y a encore tout ces mots qui me passent dans la tête, qui y circulent et ne demandent qu'a sortir. Seulement je ne les dépose pas ici. Je les essème sur des papiers volant et libres qui parfois se perdent.
    Ô mon ordinateur, je t'évite. Je préfère à ta fréquentation le vaste monde réel, la société de mes amis, ces expositions, ces films et ces livres qui relancent en moi des envies muliples, d'écrire, de peindre, de dessiner.
    Des ambitions de grand chef d'oeuvres.
    Des mots qui pèsent tellement lourd qu'il faut les déposer.
    Des crayonnés nerveux.
    Des pinceaux aux touches empressées, afin de capter ces corps dans leur mouvement avant qu'il ne changent, si rapidement.
    ...
    Je circule dans la ville, entre envie et obligation, création, boulimie de culture et travail alimentaire.
    Des morceaux de ma vie éparpillés au quatre coin de Paris
    Petit rituel en arrivant à Saint Cloud, prendre la température du fleuve. Noter sa couleur. Chercher des yeux les trois canard habitués de ce segment d'eau.
    Au quatrième étage d'un immeuble pas loin de Saint Maur, les traces de mes sauts, sur le sol de plastique noir de ce petit studio de danse.
    Ma petite blouse bleue constellée de peinture et son vieux chiffon sale fourré dans la poche, accrochés contre un chevalet à Gambetta.
    January 15

    Chroniques du standard I

    Emoustillement général
    Parmi les nouvelles recrues en formation ces prochaines semaines il y aura… un garçon. Grande nouvelle, car de mémoire de standart, cela fait bien longtemps que ça ne s’est vu. On croyait même l’organisme gangrené d’une ségrégation anti-masculine, aucun n’ayant jamais pu dépasser la case « envoi du CV ». Oui, « les garçons ça s’exprime mal au téléphone ».
    C’est donc une nouveauté pas éventée et bien craquante de fraîcheur, de quoi changer des discussions mi figue mi raisin sur les absentes.
    Effervescence. Un garçon au standart, mesdames attention !!
    Alors ça suppositionne, ça hypothétise, ça imagine et ça présume, avec évidement une petite pointe de fantasme, sur quelques données brutes obtenues du responsable du standart.
    Gregory, 24 ans, 1m90, Brun aux yeux gris, étudiant en école de théâtre ou déjà acteur est-il un éphèbe ? Réponse bientôt…
    January 14

    résolution

    Ma vie est à moi, jusqu'à ce qu’elle m’échappe, je suis la seule à pouvoir la changer, lui donner le goût et la saveur. Il va bien falloir que j’en fasse quelque chose. Quelque chose de beau, quelque chose qui fasse du bien à d’autres gens.
    D’accord, pour l’instant, mon avenir, il a jolie gueule de flou, d’indéfini et d’incertain, sûrement pour encore quelques bonnes années et peut être bien pour la vie. Mais je vais y arriver, je vais m’en sortir. En fait non, c’est pas vrai. Je m’en sors déjà, ma vie est déjà belle, simplement, je m’en aperçois pas tous les jours.
    Bien sur il y a toutes ces choses créatives qui sont à l’intérieur de moi, qui attendent d’être réalisées, de sortir de cet endroit ou je les coince.
    Alors j’y vais.
    Première étape récupérer un dossier d’admission aux beaux arts de Paris. Chercher ailleurs ce que je n’ai pas trouvé à la fac, ces contacts, ces réseaux, une bande pour rentrer dans le milieu de l’art.
    Et puis vivre, plus traîner à l’ordi, devenir intelligente et sociable ; boulimie de gens. Dessiner, écrire, penser, sérigraphier, photographier et contempler….
    January 08

    Marcher et penser que l'on marche, s'émerveiller de cette belle mécanique qui n'a pas besoin de moi pour fonctionner...
    January 05

    Pas envie

    Pas envie de faire risette, faire semblant d’être gaie. Pas envie de s’obliger.
    Bien sur il y a la peur qu’on me demande ; « mais alors qu’est ce que t’as, qu’est ce qui va pas ? » Laissez moi juste un peu.
    Aujourd’hui j’ai le cœur un peu triste, un peu lugubre.
    Peu être parce que j’ai décidé d’y faire le ménage et que les poubelles sont lourdes.
    Non, non, non. Je souris pas. Je veux pas. Je suis juste bonne à regarder gravement la ville qui défile à travers la vitre du bus.
    Que le monde continue à tourner sans moi, juste un peu, et que je le regarde…
    January 04

    Petite déception du réveil

    Un rêve particulièrement agréable peut être prémonitoire qui a lieu dans un peu plus d’un an, au printemps ou en été. De la paix, toutes les questions qui m’agitent en ce moment ont été réglées. Mon appart trouvé. Je circule dans Paris, les lieux sont identifiés, je passe notamment pas loin de la mairie du 14e arrondissement, je vois la porte blanche qui abritait la bibliothèque jeunesse avant qu’elle ne déménage un peu plus loin, derrière le conservatoire.
    Je corresponds par textos et répondeur interposé avec le garçon que je dois rejoindre et qui m’aime.
    Scène suivante ; je suis avec mes sœurs, je saute de maison en maisons en passant par les fenêtres, et cette course est très gaie…
    January 03

    To die, to sleep.
    To sleep, perchance to dream...
    December 30

     
    Vive l'alcool.
     
    Sa sensation cotonneuse.
    Le rire et les sourire qui vous montent au visage avec tellement de naturel.
    Ces regards échangés et ces paroles qui coulent de source.
    Une envie de danser sur les maréchaux désertés par le tramway.
    Cette impression étrange d'être un peu plus soi même quand on a un peu bu...